Une image vaut aussi bien qu'un long commentaire :

Le "first blood" était tout à fait involontaire (il ne s'agit pas d'une thèse ou d'une tentative de miner la réputation de Sardou - qui y arrive très bien tout seul). Mais il n'en fallait pas plus pour que "les esprits s'échauffent" (je trouve tout ce cirque très artificiel mais foncièrement dangereux car manipulatoire).
On aurait pu retenir l'avis d'une personne, et bien qu'étant artiste, je ne considère pas qu'elle ait - à ce titre - une obligation de réserve ou de préférence.
Mais aucun de ces médias n'avait quoi que ce soit à se mettre sous la dent cependant, à part des recensions de tweets et un rappel des "faits". Rien de plus que du "contenu" pour "faire du clic" donc, et exciter les meutes numériques. C'est bien triste, pour une polémique qui a pourtant des choses à dire. Personne n'a eu l'idée d'appeler un "expert", ou même de citer le dernier post Instagram de Nicolas Mathieu sur ladite polémique : le prix Goncourt 2018 est l'auteur du roman Connemara, référence directe à la chanson de Sardou.
"Rien n'est sacré en art, et sûrement pas Les lacs du Connemara, et si les jugements de goût de Juliette Armanet nous disent des choses sur son milieu, son éducation, le monde où elle évolue, les choix qu'elle fait et ceux qui l'ont fabriquée, il n'y a vraiment pas de quoi en faire un plat, commente l'écrivain. À tout prendre, j'aime mieux le dédain de la chanteuse que l'enragement de ses inquisiteurs."
Un plat peut-être pas, mais un goûter estival, si.
Arrêt sur images :: Sardou-Armanet : soupe médiatique mais tube de l'été
Quels sont les sujets qui n'auront pas été valorisé pendant ce temps ? /o\ avec en plus les "dégâts" que ça peut causer si on se laisse influencer par l'importance d'un tel "débat" (au pif les gauchistes contre les droitards, les femmes contre les hommes, bref, un tribalisme primaire qui ne précise plus).
J'en suis à la moitié et c'est excellent.
Le sujet à beau être glauque, j'aime bien sa façon de le traiter.
Open Source INTelligence. Using public tools and public access to collect public knowledge and prove a not so public truth.
Ah, un peu de recul.
Il y a d’abord, nous dit très sérieusement Nicolas Celnik dans Libération (lui aussi a compris qu’il ne fallait plus se moquer, alors il écrit une « Lettre à (son) ami complotiste »), que l’un des ressorts positifs des adeptes de complots vient de « l’impression d’avoir découvert ce qui devait rester caché ». Mais Nicolas Celnik sait-il que le vocable princeps de l’idéologie journalistique est « décrypter », ce qui, si l’on suit bien l’étymologie, signifie, précisément, mettre à découvert ce qui était caché. Il n’est pas un organe de presse qui ne s’enorgueillisse de ses « décryptages ».
Le décryptage autorisé a toujours consisté en cette forme particulière de recryptage, mais ici tout à fait inconsciente.
« Décrypter », c’est avoir admis que les gueux ne se contentent plus d’une simple injonction
Et j'ajoute que se faire "décrypter" un évènement par un économiste formé en lettre qui se contente de propager un "avis" préconçu ou autre tâcheron du niveau de Barbier qui joue le grand lyrisme pompeux pour nous sortir du discours en mode ORTF; bin c'est pas ouf...
L'article a une certaine fraîcheur à admettre l'éventualité que dans "les complotistes" il pourrait y avoir un travail de meilleur qualité que sur certain médias main stream. C'est anecdoctique vu le niveau ambiant de ces médias... Et ça ne doit pas constituer un niveau de référence, ce serait pas mal qu'on dépasse ce stade crasseux de l'infantilisation à base de "décryptage". Et ça ne doit pas non plus m'aveugler sur la confusion qu'il règne également chez d'autres "les complotistes" (des personnes en fait, l'appartenance au groupe étant virtuelle ici...) dont je peux faire partie aux yeux de certain (la lose hin ?).
C’est que l’autorité des paroles institutionnelles n’a pas été effondrée du dehors par quelque choc exogène adverse : elle s’est auto-effondrée, sous le poids de tous ses manquements. À commencer par le mensonge des institutions de pouvoir. Les institutions de pouvoir mentent. Mediator : Servier ment. Dépakine : Sanofi ment. Bridgestone : Bridgetsone ment. 20 milliards de CICE pour créer un million d’emplois : le Medef ment. Mais aussi : Lubrizol, les pouvoirs publics mentent ; nucléaire, tout est sûr : les nucléocrates mentent. Loi de programmation de la recherche : Vidal ment (mais à un point extravagant). Violences policières, alors là, la fête : procureurs, préfecture, IGPN, ministres, président de la République, tout le monde ment, et avec une obscénité resplendissante qui ajoute beaucoup. Covid : hors-concours.
Oups, retour à la réalité (celle qui me semble le plus probable).
Très bon article, je conseille de la faire tourner à ceux qui sont mûrs pour devenir des petits complotistes en herbe (huhu, un brin d'humour).
C’est long trente ans à ce régime, pendant que le chômage, la précarité, les inégalités, les suicides et les services publics explosent. Ça en fait du travail de sape dans les esprits.
Ne vous en faites pas : il vous reste la drogue ! Et la musique, un entourage, une activité, un chat ?
Intéressant !
Pour Shelton, le fait que la désinformation prospère dans des systèmes de données qui paraissent être le mieux à même de nous en préserver, souligne une tension dialectique entre post-vérité et données.
Histoire vraie, me dis-je.
Pourtant, nous gardons une foi inébranlable dans les chiffres, comme s’ils étaient exempts d’erreurs.
Une maladie contemporaine : la "data-driven" maladie. Considérer que seules les données suffisent à justifier un état de fait. Comme si cela suffisait pour comprendre toutes les situations. Et bien je crois pas. Les données sont interprétées selon un modèle. Ne pas disposer de la seule photo qui pourrait contredire une conclusion est fatal. Se reposer uniquement sur les données plutôt que leur inclusion dans un modèle est une vision de l'esprit, me dis-je. Mais bref, je délire.
via Red Beard
On devrait aussi taxer les grosses entreprises.
Et ne pas réinvestir à 99% derrière pour elles seulement.
"Bien sûr"...
Des fontaines d'eau potable pour tous, bof, comment on va faire ??
Un plan de 6 M€ pour les JOs, ah ouai bien sûr !
Sans déconner...
Excellent article oO
« Décodex est un « grande aventure » instiguée par les décodeurs du monde, »
J'ai découvert le décodex il y a quelques jours, un .csv qui traînait (merci Jef). Leur liste est honteuse, ça n'a pas tardé à fuser.
j'en ai partagé là https://dukeart.netlib.re/shaarli/?8pZrSw
« Ce procédé, qui en réalité, est l’une des compétences normales du journaliste »
Juste, merci.
(Re)lire l'IOL (Interception Obligation Légale) chez reflets, halluciner (un peu, beaucoup...).
https://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160722818.html "a-légal, illégal, mon cul sur la commode"
Ils retombent un peu sur manhack. Je n'ai rien contre lui et je suis d'accord avec les critiques de cet article. Non on ne peut pas décréter un jour "j'ai fact-checké c'est bon y'a rien". Tu ne seras qu'une étape dans le processus de vérification qui lui est illimité dans le temps. :P
« Dans le cas des révélations Snowden »
He oui, parlons-en. Si je me faisais l'avocat du diable, je dirais qu'il est tout aussi probable que E.S. soit ENCORE un espion américain (chargé d'intoxiquer une partie du monde plus rapidement qu'aucun autre moyen de com') plutôt qu'un espion en fuite ayant révélé des choses qui blessent la NSA. Je n'en jette pas plus, dans le domaine du probable, on en fini rarement... Bon là, j'y vais encore plus fort que Drapher dans son article, j'extrapole un peu son idée si s'ose dire.
La suite est toute aussi excellent je trouve. Je commenterai plus tard, éventuellement.
intéressant !
« TF1 : Rubrique Poids des cartables aux rentrées scolaires : 5/5 »
Crédible ! :3
« Pas d’Acrimed, vous notez »
cette liste des décodeurs est toute poucrave...
via shaarli.guiguishow.info:
https://grisebouille.net/fakir-contre-le-reste-du-monde/
Très bonne analyse que je plussoie bien qu'en plus je considère que Le Canard Enchaîné ou Médiapart ne SONT pas forcément indépendants. Financièrement, peut-être. Mais ils jouent et composent avec le contexte politique du moment, ils sont un contre-pouvoir et peuvent également se faire manipuler. En disant cela, je ne remets pas en cause l'excellente qualité de leurs articles que je lis régulièrement. J'essaie de prendre du recul sur ce que je considère être parmi le top en terme d'information. (Une réflexion qui resurgit avec des affaires comme celle de Fillon...)