Je relis ce témoignage intéressant. Mieux connaître les éléments de notre affaire de vêtement et de laïcité oups je veux dire d'anti-laïcité et de l'islam en france. Désolé pour les éléments de language mais il faut se perturber et ne pas se satisfaire du supposé "équilibre" fabriqué par nos gouvernants, nos médias et... nous-mêmes.
Ici je fais référence à la "tradition vestimentaire islamique" dont l'origine politique dans les années 60,70 me semble palpable. La récupération de la religion et de ses pratiques par des états ou puissances politiques n'est pas anodine. (tousse en français dans le texte)
Bref, je résume ma position de "vrai laïque" dans un commentaire (un soutien pour Bronco et lui dire en creux qu'il n'est assurément pas seul).
Gros soutien aux harcelés, aux musulmans, à ceux qu'on a pris pour des musulmans, aux profs et personnels de l'EN.
Pour ceux de l'EN qui font n'importe quoi ou qui ont juste perdu le nord sur ce sujet : ironiquement et c'est ce qui m'ennuie un peu, vous n'êtes pas seuls non plus 🥲.
Un commentaire que je trouve (im)pertinent :
"Les deux opinions me paraissent intéressantes car proposées par des gens concernés et légitimes: ils savent de quoi ils parlent et ne peuvent être soupçonnés d'être antimusulman... "
Faux ! C'est pas les millions de morts des guerres entre sunnites, chiites, alaouites qui peuvent te démentir, ils sont morts.
Je suis bien d'accord (et j'aime l'histoire qui suit dans ce commentaire !), les religieux sont pas les seuls concernés (au sens de la collectivité justement) et n'ont certainement pas le fin mot sur comment vivre leur religion. C'est EXACTEMENT ça qui m'a fait comprendre tantôt que la religion n'a presque aucun sens (peut-être autant qu'un club de sport en fait ?) : elle bride votre dimension spirituelle et tant d'autres choses.
Comme je ne vends pas de "programme de développement personnel" (même si vous savez pertinemment que je suis un charlatan) je reviens au sujet de la laïcité : tous les citoyens doivent se questionner sur leur façon de vivre avec la religion pour pouvoir aborder ce que je qualifie de nécessité de la laïcité dans une société moderne. Et clairement, je veux dire une formation citoyenne et des échanges sur le sujet. Et c'est pas la mer à boire pour commencer à traiter le sujet en profondeur et sans "urgence" malgré... bon.
Je vous lis.
Oui ils mélangent pour tout confondre. Le principe de laïcité s'applique principalement aux institutions d'état et leur impose de ne pas juger sur la base des croyances (tant qu'elles sont "reconnues") et la seule obligation qui est faite aux citoyens est l'interdiction de prosélytisme sur la voie publique (je sais pas si c'est le mieux mais c'est déjà pas mal).
Remontons dans le temps : il y a 20 ans, il n'y avait pas ce problème sur les "signes" religieux". 10 ans : on introduit les "signes ostensibles religieux". Maintenant juste les "signes religieux", bientôt les "signes". Bref.
Dans l'absolu, les musulmans (français ou non) ne devraient pas etre les seuls à craindre ce genre d'injustice (car il n'y a pas vraiment de limite).
Et j'ajoute que si, d'une part, on peut reprocher à nos institutions de ne se soucier que d'un micro aspect de la religion en france avec le voile musulman. On peut d'autre part leur reprocher qu'ils ne s'attaquent pas au vrai problème de l'intégrisme religieux : des personnalités qui ont fricoté de prêt ou de loin avec le djihadisme peuvent encore faire des réunion à la cool en france ? Je demande, il y a 1 an ou 2, c'était encore le cas...
Et, de nouveau : https://dukeart.netlib.re/media/video/docs/Marc_Trevidic_Juge-Anti-terroriste.mp4
tristesse...
encore un mot et des idées à réhabiliter ?
yes... -.-
En 2007, Alain Morvan, recteur d'académie de Lyon, est limogé pour son opposition à la création de l'école Al Kindi, dont le fondateur était en lien avec à Al-Qaïda en Syrie. Sa prise de position, raconte-t-il, lui a valu de nombreuses pressions dont celles d'un certain Jean-Michel Blanquer, alors directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien.
La situation délétère qui amène à l'intégrisme est favorisé par nos gouvernants en premier lieu. C'est un élément parmis d'autres. Ne leur trouvez plus d'excuse sous prétexte que "ce sont des politiques" (pauvres petits) ou que "la situation est complexe" (on a des principes assez clairs et universalistes, a priori) : quand bien même ils ne seraient pas directement coupables, ils sont responsables.
A vous de juger en lisant le témoignage (un de plus...).
"Cette ordonnance du Conseil d'Etat n'épuise pas le débat qui s'est ouvert dans notre société sur la question du burkini. Ce débat n'est pas anodin", explique M. Valls dans cette tribune, intitulée "Assumons le débat sur le burkini".
Il assume tout à fait de cacher son racisme latent derrière les valeurs de la république.
"Mais au-delà, une question fondamentale se pose : dénoncer cette tenue, est-ce stigmatiser les musulmans, ou bien est-ce justement le port de signes prosélytes de cette nature qui est un risque pour tous les musulmans de France, alors assimilés à l'islamisme politique militant '".
Magnifique glissement sémantique, s'il en est. L'islam politique militant est devenu l'islamisme il y a quelque temps. Il associe maintenant "l'islamisme politique militant" au terrorisme, discréditant la cause de tous les musulmans militants non terroristes. En plus, sa logique est absurde : le prosélytisme est le fait de convertir et d'encourager à la conversion. Le fait de porter un habit religieux n'est pas en soit un acte de prosélytisme, c'est un signe d'appartenance. Cette rhétorique permet d'inverser complètement le concept de laïcité : au lieu de traiter les individus indépendamment de leur religion, elle devient le critère prépondérant dans le traitement.
On peut reprendre de la même façon l'autre abruti là, Sarkozy :
« Porter un burkini est un acte politique, militant, une provocation. Les femmes qui le portent testent la résistance de la République. Ne rien faire, c’est laisser penser que la France apparaît faible et ce serait acter un nouveau recul de la République. »
Si on entre dans ce débat tel qu'ils le proposent, on doit implicitement redéfinir ce qu'on appelle "égalité", "laïcité" et ce qui en découle.