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Le Blog de Cyrille BORNE

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CFG

Thursday 28 July 2022 à 19:04

Le certificat de formation générale ou CFG est un diplôme de fin de collège pour des élèves de 3e SEGPA. Dans cette simple phrase, il y a beaucoup d’explications à donner.

Quelle différence entre le DNB PRO et général ?

Nous enseignons avec Benjamin en troisième de l’enseignement agricole. Ces classes trouvent leur équivalence dans l’éducation nationale avec les troisièmes professionnelles. La spécificité de l’enseignement agricole, c’est d’accueillir les élèves dès la quatrième, ce que ne fait pas l’éducation nationale. On notera d’ailleurs l’incohérence purement financière, le cycle 4 commence à la cinquième, nous devrions commencer à la cinquième. Cette mise à la norme entraînerait des ouvertures de classe dans tous les établissements agricoles, on sait qu’en France, on préfère mieux fermer qu’ouvrir.

D’un point de vue référentiel et compétences, c’est globalement pareil. Le référentiel de mathématique de 3e PRO est le même que pour le général, c’est le niveau qui est un cran en dessous. La finalité reste toutefois la même, l’élève finit l’année scolaire avec le DNB, Diplôme National du Brevet. Qu’il soit général ou PRO, le diplôme est totalement équivalent.

Un élève vient en quatrième de l’enseignement agricole puis en troisième pour avoir un enseignement plus pratique. Il s’oriente ensuite vers un CAP ou un BAC PRO, il a d’ailleurs une bonification pour ce choix par rapport à un élève de générale.

CFG et DNB

Pourquoi passer le CFG et pas le DNB ?

On comprend que le DNB PRO est plus facile que le général. Nous accueillons souvent des élèves qui n’arrivent pas à suivre dans l’éducation nationale et qui s’épanouissent chez nous. Pendant quinze ans, j’ai vu opérer la magie de l’enseignement agricole, des élèves cassés par le système qui revivent.

Il apparaît depuis quelques années que cette magie n’opère plus vraiment. Le niveau demandé par le DNB Professionnel est trop compliqué pour certains de nos élèves. Cette complexité est à préciser. Si pour certains élèves, c’est réellement un problème intellectuel, car nous incluons des enfants avec parfois de lourds handicaps, pour d’autres, c’est un simple manque de travail.

Le manque de travail s’est accentué avec la crise COVID. Il s’agit d’un poncif, par contre, ce n’est pas apparu avec la COVID. C’est une dégradation que nous constatons depuis des années. L’explication est simple, il n’y a pas d’exigence, pas de moyen de pression sur les enfants. Les parents sont démissionnaires ou dépassés. À une époque, j’aurais été critique, si certains comportements parentaux sont discutables, réussir à faire travailler un ado de 15 ans qui ne veut rien faire tient du miracle.

Nous assistons donc à des « suicides » de scolarité. Des élèves qui rendent copie blanche, qui n’essaient pas. On observe de plus en plus régulièrement des enfants à 6 ou 7 de moyenne générale sur l’ensemble de l’année scolaire. Non seulement, c’est mission impossible pour l’obtention du DNB PRO, mais c’est problématique pour l’orientation. N’oublions pas qu’en fin de troisième, c’est un mini parcoursup qui se joue. Les meilleurs élèves sont pris dans le CAP ou le BAC PRO de leur choix. Il n’y a pas de place pour tout le monde.

Ainsi, le CFG prend son sens avec un diplôme accessible

Quelles sont les modalités du CFG ?

Pour un élève de l’éducation nationale qui passerait le CFG en étant dans le général, l’élève doit passer des épreuves écrites et un oral. Du fait d’avoir des élèves dans l’enseignement agricole, ils ne présentent que l’oral sur 160 points. Une partie contrôle continu porte sur les compétences de fin de cycle 3 sur 240 points. Les élèves sont donc évalués sur des compétences de sixième.

En mathématiques et en français, évaluer les élèves n’est pas bien compliqué. Comme il existe des évaluations de CFG officielle, il suffit d’aller piocher dans des annales. Pour les autres matières, il faut évaluer l’enfant en fonction du référentiel de cycle 3.

L’oral de 20 minutes en lui-même porte sur les trois points suivants. L’élève doit présenter son oral avec un dossier de cinq à dix pages qu’il a réalisé durant l’année.

Enfin, le candidat répond à des questions du jury, deux personnes d’un autre établissement. Une partie « culture générale » est posée par le jury après les questions sur le dossier. Par exemple, le jury présent dans notre établissement a demandé quelles étaient les élections qui se déroulaient au moment de l’examen, il s’agissait des législatives. Des questions sur le travail peuvent être posées mais aussi sur l’alimentation.

Comment s’est passée cette première année de CFG ?

Nous avons pris le CFG avec mes collègues comme on a pu. En effet, notre direction nous a dit, on y va, et nous y sommes allés. Nous avons eu des difficultés à trouver des renseignements et c’est toute la difficulté d’être dans des établissements agricoles et de faire passer des diplômes de l’éducation nationale. À chaque fois qu’on appelle le rectorat, on passe vraiment pour des paysans. Nous ne sommes au courant de rien et n’avons pas d’identifiants usuels.

On trouve sur la toile des blogs de professeurs très engagés mais ce n’est pas forcément ce qui nous intéresse. En effet, la particularité c’est que nos élèves ne sont pas en SEGPA et que ces enseignants travaillent en SEGPA. Il s’agit d’un esprit totalement différent. Nos élèves sont en troisième de l’enseignement agricole avec le programme de l’enseignement agricole mais passent un examen différent. C’est un véritable problème pour nous, et pour au moins trois points.

Le dernier point se résume dans l’affiche précédente. Lorsque nous avons annoncé que c’était l’examen de SEGPA, nous avons rencontré des problèmes avec nos élèves, tous nos élèves. Ceux qui passaient l’examen ont eu une grosse chute d’estime personnelle, les autres se sont ouvertement moqués d’eux.

Sur les sites des enseignants, on évoque beaucoup de « positivisme » comme si c’était mal de travailler en SEGPA. Je sais que ce n’est pas le message que ces enseignants veulent diffuser mais c’est ce qui pourtant transpire. J’entends ici qu’un élève reste un élève, avec ses problématiques. Notre rôle c’est de trouver des solutions, parfois c’est plus compliqué.

Conclusion

L’épilogue reste très positif. Nous avons fait du 100% pour les élèves que nous avons présentés. Des enfants qui au départ étaient plutôt malheureux de passer cet examen avaient finalement la satisfaction d’avoir réussi un diplôme mais aussi d’avoir l’ASSR2 et PIX. Ils étaient de la même manière contents de finir l’année plus tôt et de ne pas avoir la pression des examens écrits.

Dire que nous avons fait le travail à l’arrache est un euphémisme, même si nous avons atteint l’objectif, la réussite des enfants. Nous remettons bien sûr cela l’an prochain. Néanmoins, ne nous mentons pas. Il ne s’agit que d’un palliatif à une situation alarmante. La part d’élève qui n’y arrive plus à l’école pour une raison ou pour une autre est de plus en plus importante.

En pièce jointe, une synthèse pour différencier le CFG du DNB à l’examen, c’est un document que nous allons donner aux familles et aux élèves.

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Adaptations, partie 2

Monday 25 July 2022 à 16:05

Second épisode des adaptations. De l’absurde, de la révolte, du pouvoir au peuple qui tourne mal, un inceste.

Zaï Zaï Zaï Zaï

Zaï Zaï Zaï Zaï est à l’origine une bande dessinée qui a été adaptée en film. On ne va pas se mentir, le film est une bonne adaptation de la bande dessinée mais je pense qu’il ne pouvait pas trouver son public. En effet, la bande dessinée est totalement absurde. L’histoire commence avec un homme qui oublie sa carte de fidélité dans un magasin. Ce qui aurait dû donner une situation banale se transforme en situation improbable. Il devient l’ennemi public numéro 1, poursuivi par toutes les polices de France.

La bande dessinée et le film par conséquent sont composés de la trame principale, à savoir le road movie et de situations loufoques. Le journaliste du 20h qui se fait engueuler en direct par sa femme car il rate son repas. Les gens qui s’insurgent pour tout et n’importe quoi ou la peur du poireau comme on peut le voir sur l’affiche.

Forcément, dans le cadre d’une bande dessinée franco-belge avec un public qui lit du fluide glacial, ça passe très bien. Le pari d’une diffusion en salle, c’est autre chose. On ne s’étonnera pas de voir le film à moins de 2.5 étoiles sur le site Allociné. Preuve que toutes les adaptations de bandes dessinées ne sont pas bonnes à faire.

Jacquou le croquant

Jacquou le croquant est l’adaptation du livre de Eugêne le Roy, écrit en 1896. On remarquera que la couverture du livre ci-dessous, correspond à l’affiche du film avec le défunt Gaspard Ulliel. Certainement plus vendeur. Aux environs des années 1820, Jacquou vit sur les terres d’un noble avec ses parents. Pauvres, son père braconne. Le noble est un homme mauvais qui cherche régulièrement des problèmes à la famille. Un drame survient qui enverra le père de Jacquou aux travaux forcés. Sa mère quant à elle, finit par mourir d’épuisement. Jacquou se fixera pour but dans sa vie de se venger.

Il s’agit d’une critique du monde rurale assez profonde mais pas seulement, la noblesse, les privilèges, l’église aussi. Jacquou est recueilli par un prêtre qui sera révoqué à cause de ses idées trop humanistes. La bande dessinée en 51 pages est une bonne synthèse de l’œuvre.

La ferme des animaux. Une des nombreuses adaptations de l’œuvre de George Orwell

On parle de façon récurrente de George Orwell pour son livre 1984. Un monde dans lequel on s’attaque à la liberté d’expression en contrôlant de manière fine la pensée. L’auteur n’a pas eu besoin d’aller chercher bien loin, le livre est contemporain du nazisme et du stalinisme. Avec la ferme des animaux, c’est le stalinisme qui est directement visé.

Un jour le cochon de la ferme a une vision, les animaux seront libres. Il finit par décéder mais la pensée est restée. Alors que le fermier rentre ivre, les animaux profitent de l’opportunité pour se rebeller et le mettre dehors. Malheureusement, même si la ferme visait à l’origine à un partage équivalent des tâches et des profits, les cochons prennent le pouvoir.

Sous ses aspects enfantins, représentée par des animaux, la bande dessinée nous livre un univers très noir. L’adaptation la plus connue est certainement le dessin animé daté de 1954. Je trouve qu’il a pris un gros coup de vieux, cette bande dessinée permettra ainsi de le remplacer pour toucher un plus large public que le livre.

Elle ne pleure pas elle chante

Il s’agit de l’une des adaptations du livre d’Amélie Sarn, en effet, il existe une version cinématographique. Le livre est une autobiographie qui avait pour but de libérer la parole. On va très bien comprendre pourquoi. C’est l’histoire d’une jeune femme qui apprend que son père est dans le coma. Un homme qu’elle fuit depuis des années, un homme qui lui a fait subir un inceste depuis son enfant. Un homme qu’elle aime et qu’elle déteste à la fois. Du fait de n’avoir jamais évoqué cet abus, elle décide de lui parler sur son lit d’hôpital tous les jours, lui dire ce qu’elle n’a jamais pu lui dire.

Une bande dessinée difficile mais qui accroche. Le choix du dessin de Murat très simple est assez particulier, les personnages n’expriment quasiment aucune émotion sur les visages. Peut-être une façon de forcer sur la notion de secret qu’on ne doit pas révéler.

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Elden Ring, partie 3

Saturday 23 July 2022 à 11:31

Dans l’épisode précédent, j’expliquais qu’en prenant le temps, qu’en farmant et en prenant un personnage mieux adapté, ça passait mieux. Je n’avais pas totalement tort, jusqu’à maintenant. Je ne suis pas loin de la fin d’Elden Ring et en même temps, je m’en éloigne.

À gros niveau, Elden ring c’est effectivement plus facile.

Comme je l’ai expliqué, après avoir fait les deux premiers boss, je m’étais retrouvé dans une phase d’errance. Je préconisais d’aller dans la capitale LEYNDELL, j’aurais pu aller ailleurs. Avec un gros niveau en effet, certaines zones deviennent particulièrement accessibles, j’ai fait une pose dans la zone pour aller affronter ce qui semble être le troisième boss : Radahn, le Fléau des Astres.

Il s’agit d’un des boss majeurs et à l’instar des précédents, il n’est pas compliqué. Le boss s’affronte dans un champ de bataille dans lequel on évoque un paquet d’alliés. Par le fait, le combat est en toute légitimité simplifié.

Le boss se combat à cheval, il a une attaque qui le transforme en météore, il s’écrase et fait des dégâts de zone considérables. Son look est franchement sympa, c’est un monstre gigantesque qui chevauche une espèce de petit cheval ridicule.

Le boss suivant correspond aux quêtes du manoir du volcan, on vous envoie éliminer des gens à travers le pays. Lorsqu’on les remplit toutes, on va être amené devant le boss, Rykard, Seigneur du Blasphème, un serpent gigantesque. Comme je l’ai écrit de façon systématique pour l’heure, les gros boss sont « faciles ». Lorsque vous rentrez dans la grotte, vous avez une lance. Cette arme fait des dégâts conséquents sur le serpent si bien que le combat tourne très rapidement court.

Je suis enfin retourné dans la cité de LEYNDELL où j’ai défait un boss de plus qui avait des patterns similaires au premier avec des attaques supplémentaires. On arrive enfin à débloquer une nouvelle zone, la cime des géants et c’est ici que je trouve que ça commence à coincer.

Une augmentation trop importante de la difficulté qui remet en question le choix du personnage

Alors que j’entre dans la zone avec un niveau supérieur à 100, les monstres du coin sont difficiles, très difficiles. On retombe ainsi dans les mêmes problématiques que je soulignais, on perd souvent, on perd des runes, on perd du temps, on finit par s’agacer. J’arrive toutefois jusqu’au boss final de la zone et je réussis à enflammer l’arbre. Direction les Ruines de Farum Azula.

Il s’agit de ces zones que je trouve assez détestable dans les jeux From Software, ce côté délirant avec tout qui vole. Les décors ne sont plus cohérents, et les monstres deviennent de plus en plus forts et répétitifs. C’est une chose que je trouve détestable et qu’on trouve souvent chez Dark Souls, vous avez ramé sur un chevalier, on vous en met deux.

Je joue avec une arme légendaire, très lourde, un espadon géant. C’est quelque chose que j’ai souvent fait dans Dark Souls. L’avantage de cette arme, c’est qu’elle va fréquemment bloquer les attaques des ennemis, y compris les plus gros. Généralement en trois coups c’est fini. Le boss de cette zone qui est dans l’arène ci-dessus est le clerc qui vous prend les fleurs de mort. Le souci de ce monstre c’est qu’il est extrêmement rapide, qu’il est impossible de le bloquer. La latence de l’arme est extrêmement importante et je réalise que pour de nombreux ennemis cela pose un problème.

Encore des erreurs et ne nouvelle partie.

J’ai fait donc des erreurs et je vais recommencer. Vous me direz qu’il existe des artefacts pour réinitialiser ses caractéristiques mais c’est inutile. Il apparaît que pour gagner des runes, j’ai vendu des objets totalement indispensables pour refaire un personnage. Dans Elden Ring, il est impératif de tout garder et de lire attentivement les caractéristiques de chaque objet.

J’ai fait monter l’endurance à gros niveau pour porter des armures lourdes, aucun intérêt. La protection que l’armure donne n’est pas si importante, il vaut mieux éviter ou bloquer avec un bouclier performant. L’armure c’est vraiment pour le look.

Du fait d’avoir un certaine lassitude car les zones finales sont peu intéressantes du fait de leur destructuration, je les ai bâclées, il aurait fallu que je les fasse avec la même rigueur que les autres.

Quel personnage pour recommencer ? Certainement quelque chose qui fait du saignement, je trouve que c’est amusant. J’aimerais faire un peu de magie aussi, il semblerait qu’elle facilite largement le jeu pour des attaques à distance.

Et pour redonner un peu de cœur à l’ouvrage car je dois reconnaître que le jeu commence à me lasser, je vais certainement faire le multijoueur en prenant un abonnement.

On y croit, en espérant que le prochain billet sera le dernier.

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Fantasy, partie 2

Tuesday 19 July 2022 à 21:46

Poursuite de la série commencée dans le précédent billet, on fait le plein de Fantasy avec au programme. Une famille qui s’entretue, des dragons venus des profondeurs, une bande dessinée culte et des destins funestes.

Sang royal

Alvar est un jeune roi puissant et aimé mais dont la population n’a pas le droit de voir son visage. Blessé grièvement durant une bataille, il laisse son cousin endosser son armure pour donner du courage à ses hommes. Y voyant une opportunité, le cousin le trahit et le laisse pour mort. Amnésique, Alvar va être récupéré par une femme particulièrement laide à qui il va faire un enfant. Un jour, il récupère subitement la mémoire et décide d’aller récupérer son royaume.

Sang royal est à nouveau est une bande dessinée de Jodorowsky, et ça se sent. Ça transpire en effet le Jodorowsky par tous les pores. On peut commencer par le choix du dessinateur Dongzi Liu qui livre un ouvrage magnifique qui n’est pas sans faire penser au dessin de Gimenez de la caste des Méta-barons. L’histoire ne se limite pas à la reconquête du royaume mais va s’étaler jusqu’aux petits enfants. On retrouve tout ce qui fait l’univers de Jodorowsky et j’ai envie de dire qu’il s’agit d’une grosse compilation de ses œuvres. Des incestes, des fils qui veulent tuer le père, des trahisons, des vengeances.

La bande dessinée fait indéniablement le job, le récit et le dessin sont plaisants, le scénariste largement moins.

Ténèbres

Ténèbres est une bande dessinée de fantasy de Christophe Bec à qui l’on doit par exemple la série sanctuaire. Ses bandes dessinées sont rarement joyeuses avec un côté Lovecraftien assez marqué. On retrouve souvent des créatures issues des profondeurs, on ne s’étonnera donc pas du scénario de ténèbres. Dans un monde médiéval fantastique, tous les 100 ans, des créatures qui ressemblent à des dragons font leur apparition. Seul l’élu doit être capable de tuer leur reine. On pose pour ainsi dire des bases pas vraiment originales, avec même une inspiration chez Thorgal. En effet, le héros de l’aventure est un enfant provenant d’une autre planète qui s’est écrasé sur terre. En grandissant, il développe des capacités hors normes.

Si effectivement on peut reprocher à la bande dessinée d’être particulièrement classique, elle reste un agréable moment de lecture. Le dessin est intéressant avec de grandes scènes de batailles, de très belles villes. Les personnages secondaires sont certainement les plus pertinents, cassant avec la princesse très princesse et le héros très héros à la limite de la caricature.

La quête de l’oiseau du temps, la Fantasy culte !

C’est en 1983 que paraît le premier tome de la quête de l’oiseau du temps et je pense que cette date est importante à retenir. Si de façon évidente beaucoup de choses ont été écrites dans des romans, au niveau de la bande dessinée, c’est le néant. Pionnier du genre d’une certaine façon, Serge Le Tendre et Régis Loisel font mouche à plus d’un titre. Au plus simple, Loisel a inspiré un très grand nombre d’auteurs, on retrouve son trait chez beaucoup de dessinateurs actuels. Moins évident à percevoir, la quête de l’oiseau du temps n’offre pas une impression de déjà vu. Comprenez que lorsque vous prenez un album, à fortiori dans le domaine de la fantasy, on peut facilement trouver des idées piquées ici ou là, Tolkien principalement. La quête de l’oiseau du temps est une œuvre originale et remarquablement menée.

L’histoire a lieu dans le monde d’Akbar, divisé en sept marches. Chaque marche est dirigée par des princes sorciers. Mara l’une d’eux, veut empêcher Ramor, un dieu maléfique, de quitter la conque dans laquelle il est enfermé. Elle envoie sa fille chercher le chevalier Bragon, son amour de jeunesse, pour mener cette mission. Il est à noter que Bragon est un homme d’âge avancé, suffisamment original pour être remarqué, et qui va penser directement que Pelisse, la fille de Mara, est la sienne. Les relations entre les personnages par le passé sont tellement lourdes qu’un préquel existe, il sera l’objet d’un autre billet. Les aventuriers vont traverser l’ensemble des marches dans une course contre-la-montre pour empêcher l’éveil du dieu maudit.

La bande dessinée est passionnante, drôle, les personnages riches et sortent totalement des sentiers battus. Véritable référence de la bande dessinée qu’il faut avoir dans sa bibliothèque.

Weëna

Dans un royaume, le dirigeant a quatre enfants. La branche souveraine qui continue de diriger le royaume. Le royaume est globalement en paix même si on se rendra compte qu’on continue d’étendre les frontières en massacrant des tribus pacifiques. La branche morte composée par les descendants du frère et de la sœur qui se sont enfuis et qui ont vécu dans l’inceste. Ils ont pour obligation de se reproduire entre eux et de rester loin du monde. Enfin, la branche invisible. Il s’agissait d’un enfant qui aurait développé des capacités magiques et qui auraient fui les responsabilités pour voyager à travers le monde. Il se trouve que Weëna avec ses cheveux gris et sa peau blanche est une descendante.

Le dernier descendant de la branche morte refuse son destin, il ne veut pas faire d’enfant avec sa sœur. Il finit par laisser son père pour mort et s’enfuit. Il va s’associer avec un magicien qui lui propose une échappatoire. S’il épouse Weëna il peut défier la branche souveraine et devenir roi. Weëna va devoir quitter sa vie paisible de villageoise pour fuir ce mariage forcé.

Corbeyran qui d’habitude fait des albums très noirs livre une bande dessinée de Fantasy très réussie et qui peut s’adresser à un public d’ado. Si certaines scènes restent particulièrement violentes, le magnifique dessin d’Alice Picard qui se magnifie album après album adoucit l’ensemble. De même les relations entre les personnages très démonstratives rajoutent à cet aspect « jeune ». Weëna est une bande dessinée très réussie et qui tient la route sur huit tomes.

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Elden Ring, partie 2

Wednesday 13 July 2022 à 18:09

Il m’a fallu beaucoup de temps pour écrire cette deuxième partie, quelques explications et quelques erreurs à ne pas commettre.

Un choix de personnage raté

J’ai tenté de faire mes premiers run autour d’un personnage basé sur la dextérité et l’ésotérisme avec les griffes, façon Wolverine. Il s’agit de ma manière de jouer dans Dark Souls, frappe rapide, roulade et saignement. La méthode marche relativement bien mais elle présente quelques limites :

Du fait de la complexité du jeu, du fait d’essayer de faire un premier run, j’ai finalement opté pour un très basique build force. Je manipule une arme actuellement à 40 de force. J’ai un niveau de 85 et je n’ai pourtant tué que deux boss principaux ce qui m’amène à ma seconde erreur.

Je me suis dispersé dans Elden Ring

Nous avions vu que j’avais passé le premier boss du jeu de façon tranquille. La suite est du même acabit. On va poursuivre vers Rennala. Il s’agit d’un boss qui une fois de plus donnera une sensation de déjà vu. Je ne sais plus dans quel Dark Souls, vous avez une armée de moines. Il faut trouver le bon, quand vous le tuez, il se transmet à un autre moine et ainsi de suite. Le boss n’est pas difficile si on ne se fait pas submerger par le nombre d’adversaires. Ici, c’est exactement de la même manière ou presque. Rennala flotte dans les airs, avec une boule de protection. Si vous tuez le séide qui est éclairé, au bout du troisième, elle tombe et vous pouvez la tuer… jusqu’à la seconde phase de jeu.

À l’instar de Godrick, Rennala est un boss qui est particulièrement accessible. Le problème, c’est la suite. J’ai commencé à errer dans toute la carte pour trouver ce qu’il fallait faire. Alors que sur les deux premiers boss le chemin est tracé, pour le troisième boss, je cherche encore.

En allant dans toutes les zones à la fois, on finit par se rendre compte que certaines zones sont d’un niveau très élevé. On va donc mourir de façon très régulière et perdre du temps. Ce n’est pas anodin, si on veut faire le jeu à fond, c’est à mon sens plusieurs centaines d’heures, vous n’avez pas de temps à perdre.

Dans les commentaires, quelqu’un a écrit que s’il faut plus de trois coups pour tuer un monstre, c’est qu’il faut changer de zone. Effectivement, il faut faire attention à ne pas s’aventurer dans des zones trop complexes et ne pas hésiter à farmer.

Des zones complètement bluffantes où l’on retrouve l’esprit Dark Souls.

J’avais écrit que du fait d’avoir un open world, on avait moins cet aspect travaillé sur les niveaux, j’avais tort. En fait, les châteaux nous font retrouver totalement l’esprit des Souls. Dans le château de Godrick par exemple, on a une zone dans laquelle on voit une corniche. On la prend et on va profondément dans les catacombes pour trouver un boss ainsi que des éléments de l’aventure. Il est impératif d’être très attentif et de prendre le temps. Le jeu rajoute ainsi à l’aspect chronophage puisque potentiellement il y a des chemins cachés dans tous les coins.

J’ai suivi l’aventure après avoir tué le deuxième boss, on me dit que j’ai accès à la capitale de Leyndell. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, c’est bluffant graphiquement. On escalade l’aile d’un dragon mort pour arriver au niveau supérieur. La zone est tellement importante que cela pourrait être décourageant.

Elden Ring est vraiment un jeu exceptionnel, trop certainement, addiction et temps considérable font mauvais ménage.

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