Wednesday 24th of February, 2021

duke

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VoilĂ  c'est juste un rappel. Juste, appliquez-le â˜ș. Bonne journĂ©e !

En vrai, en voilà un peu plus : je travaille dans une ESN1 depuis quelques années.

Mission précédente

DĂ©marrĂ© courant 2019 en trombe car l'intervenant est en train de partir : il faut gĂ©rer tout de suite. Techno semi-connue, pas l'environnement mais le client est sympa. En avant, je compte pas mes heures. C'est pas ouf mais on rĂ©cupĂšre quand mĂȘmes des sujets Ă  la poubelle, on dĂ©poussiĂšre, on assure le “run” et les activitĂ©s quotidiennes. Combien de temps j'ai passĂ© sur la supervision Ă  essayer de libĂ©rer du temps en bricolant des scripts de traitement automatisĂ© ? Pas mal. L'avantage est que ça sert encore maintenant mĂȘme si certains collĂšgues n'arrivent mĂȘme pas Ă  lever le nez du guidon pour capter l'intĂ©rĂȘt de certaines astuces en info2


Brref. Mine de rien, on assure avec la team (en plus des trĂšs bons retours du client) et on commence Ă  traiter du “projet” (notamment moi - enfin - qui Ă©tais cantonnĂ© au “run”). Je traite une migration de campagne pour rationaliser un peu l'environnement qui se dĂ©veloppe Ă  ce moment. Le mĂ©tier (au moins une petite partie directement concernĂ©e par ces campagnes) n'aide pas et le projet est une purge : analyse pendant des mois sur des scĂ©narios de validation pas possible. Je me cogne tout, tout seul. Avec un peu de dĂ©rive, j'arrive tant bien que mal Ă  livrer mes campagnes au fil de l'eau, Ă  Ă©tablir un nouveau protocole de supervision quotidienne, largement facilitĂ© par le nouvel environnement. Je vois le bout , c'est fonctionnel Ă  90% et il reste encore quelques points en suspend cĂŽtĂ© mĂ©tier pour finaliser les Ă©changes automatiques, etc.. Cela n'avance pas (aah les guĂ©-guerres entre intervenants externes et services IT internes, le top...). Donc on se traĂźne encore des actions “bĂȘtes et mĂ©chantes”, comme si il n'y avait pas de quoi faire avant ou aprĂšs ça.

Transition

J'me souviens, c'Ă©tait un mardi. Comme dit la chanson, non ?

Moment de flottement alors que j'Ă©coute mes collĂšgues raconter leur activitĂ© au daily du jour (drĂŽle d'expression en fait). Mon manager me contacte par messagerie instantanĂ©e. “Oh ça fait plus d'un mois qu'on s'est pas croisĂ©, il prend de mes nouvelles ?” (ouai je plane, je sais
).

Attention, la cascade suivante a été réalisée à l'écrit :

Et en moins de 4 secondes, il m'annonce que je suis envisagé pour une mission chez X.

<img class="mini gif » alt="GIF: AH! Denis Brognart » src="https://dukeart.netlib.re/media/gif/ah.gif"/>

Alors là, c'est important. Bien se caler sur ses appuis. Rester solide, trouver le barycentre, vite


J'ironise facilement3 car mĂȘme si c'est pas l'expĂ©rience qui m'Ă©touffe dans ce milieu, j'en ai dĂ©jĂ  lu des tĂ©moignages. Plusieurs, en fait. J'essaie de rester plutĂŽt de bonne composition mais on ne peut pas tout justifier sous prĂ©texte de la situation “exceptionnelle”. Il y a toujours une “exception” valable, une “excuse”. Une dĂ©fausse. Est-ce que c'est un comportement professionnel ? respectueux de son entourage professionnel ? Je vous laisse juge, j'ai dĂ©jĂ  rendu mon jugement en l'occurrence. Je ne tiens pas une rigueur personnelle sur ce sujet et je l'ai signifiĂ©.

Je suis resté assez pro sur le coup malgré ce AH! mÚmesque sorti sans aucun contrÎle de ma part.

Donc : bah j'ai ignorĂ© ce que je devais faire dans l'aprĂšs-midi et j'ai pris tous les Ă©lĂ©ments Ă  dispo. Pas grand chose en fait, j'ai le nom d'une techno que j'ai utilisĂ© 6 mois dans un environnement plutĂŽt bancal mĂȘme si ça tenait (donc pas formĂ©, quelques notions sans plus
). Lisage de docs, je dĂ©poussiĂšre ce projet et les notions Ă  remĂ©morer, sans trop savoir ou je vais.

L'entretien se passe plutÎt bien, j'étale biiiiien le peu de confiture que j'ai sur la biscotte imaginaire de leur périmÚtre (vous l'avez ? l'image de vous dans le noir voulant éviter le meuble anti-petit-doigt-de-pied, bon). On sort - a priori - satisfaits.

Pause dĂ©jeuner - je vais grailler. Et là
 je me dis : ouai maiis du coup ça te tente ? ^^“ Mais vraiment pas en fait (cf gif).

Bah ouai, ça coupe complĂ©tement la “trajectoire” discutĂ©e lors de mes entretiens, tout ça bon bref. Je mange. Puis petit email Ă  mes deux managers et mon chef de projet actuel et en substance :

Cordialement,

Et je retourne bosser. Mais le téléphone n'a pas tardé à sonner avec mon manager direct au bout.

En substance :

Moi :

Seconde couche :

Échec cuisant, il n'insistera pas et je demande froidement : “donc c'est refusĂ© ?”.

Fin de l'appel.

MĂȘme chose avec la seconde manager avec qui j'ai un peu plus d'atomes crochus mais ça ne change pas mon discours. Elle tente de passer sur le cĂŽtĂ© en immisçant l'affect :

Ma seconde couche (sans les arguments pro) :

L'appel se termine plutĂŽt bien et on se “rassure” pour la suite. Deux appels, deux rapports de force diffĂ©rents. Mais deux rapports de force.

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N'hésitez pas car il n'y a pas de honte à valoriser son temps de travail, surtout si la valeur de l'argent évolue en parallÚle. Le problÚme qui reste est de ne pas se faire coincer tout seul dans un coin. La violence des rapports et de l'orientation du mode de pensée ne doit pas entraver quelque chose de naturel dans une relation professionnelle et un contrat de travail.

You are the boss


  1. Entreprise de Service NumĂ©rique, anciennement SSII, ils adorent changer les acronymes ça “nous perd”
 ↩︎

  2. Si doudou il fait des arguments au script, l'Ă©dite pas Ă  chaque utilisation pour changer tes valeurs en dur, merci, bisous. ↩︎

  3. ça devient la base de prĂ©venir au dernier moment ? ↩︎

  4. technique-no-jutsu du one-to-oneÂź, il faut bĂ»cher pour pas se faire avoir ! ↩︎


2021-02-24

travailsalaireaugmentationrapportforcepsychologie