Monday 15th of March, 2021

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Le « complotisme » (EN COURS...)

L'objectif est de comprendre ce que l'on appelle communément « complotisme » ou « conspirationnisme ». Cela doit nous permettre de distinguer ce qui relève d'une interprétation acceptable des faits et ce qui relève de l'imaginaire collectif (mais pas forcément de la manière que l'on croit).

L'ignorance, l'aveuglement et le mensonge sont évidemment des concepts que nous ne cherchons pas à valoriser et l'indignation que suscite ce sujet est fondamentalement légitime.

En tant que spectateur et - très localement - acteur de ce débat, je considère le sujet légitime mais dévoyé de son objectif principal : rétablir la vérité des faits. Je suis notamment très critique dans l'emploi des mots « complotisme », « conspirationnisme » et « révisionnisme »: ils portent des stigmates que nous n'expliquons plus et qui semble une évidence dans beaucoup de médias car c'est un vocabulaire qui ne se justifie plus. Autant vous dire que cette habitude, si elle a été entretenue par certains médias avides d'audience facile, diffuse par conditionnement et par habitude en nous-même.

Les médias

On va enfoncer des portes ouvertes mais vous n'ignorez probablement pas le fait que les médias occupent une place très importante dans nos vies. Cela n'a pas toujours été le cas et l'explosion des réseaux via internet a grandement participé à cette popularisation de l'information.

Les médias d'information se sont renouvelés sur les réseaux et beaucoup d'autres médias ont vu le jour depuis les années 2000 en tant que pure-player du web : médias à thème, divertissement, chroniques des publications récentes, etc.. Tout un écosystème qui permet à l'information de voyager rapidement, suivant différents formats : investigation, analyse, essai, opinion, actualité, chronique, revue, détournement, humour, etc.. voire un mélange (avec le risque de générer une certaine confusion peut-être) et selon une chronologie de plus en plus courte. Il faut que ça percute un max, pour faire court (lol).

La mécanique de la plupart des médias se base sur des techniques dites « psychologiques » pour améliorer leur capacité à capter l'attention de l'audience, ses cliques, partages et commentaires. Les premiers degrés de cette déformation dans la présentation du contenu passe par la peopolisation des personnalités sur le plan politique, notamment.

Cette tendance se base plus profondément sur des biais connus et documentés tels que le « biais de confirmation » ou la « réactance humaine » et sont utilisées dans tous les domaines humains qui impliquent un rapport de force.

C'est une tendance qui aborde les rapports humains avec comme hypothèse qu'il existe forcément un rapport de force via certains mécanismes de compréhension liées à l'expression ou à la pensée. Et l'objectif d'étudier ces mécanismes peut être (au premier degré) pour dominer les autres ou certaines personnes et (au second degré) pour se défendre et parer ces "techniques".

Via Horizon-Gull sur youtube par hacking-social.com (Gull et Viciss Hackso)

Les médias d'information

La critique des médias doit systématiquement prendre en compte cette réalité du traitement de l'information. Cela donne une base commune aux interprétations (qui auront droit à leurs spécificités malgré un langage commun du rationalisme plutôt qu'une tendance au pathos inavoué et finalement perfide).

Le rapprochement entre « complotisme » et « extrémisme »

Extrémisme hors-jeu

Attention, le titre est trompeur car l'idée est de montrer comment les médias disqualifient le FN/RN sous couvert de bonnes intentions et lui donnent en même temps toute la place et la légitimité qu'ils lui refuseraient ce faisant. Tout en disant cela, il faut reconnaître que la situation découle principalement d'une réalité matérielle et qu'elle est ensuite encouragée suivant une tendance ou une autre dans les discours médiatisés. Ici on aborde uniquement le rapport aux médias.

On pourra noter que :

Entre 2002 et 2017, beaucoup de choses se sont passées. Tout d’abord le FN a remporté les élections européennes de 2014, et, dès 2016, la quasi-totalité des sondages l’annoncent au deuxième tour de l’élection présidentielle. Mais surtout, Marine Le Pen n’est pas Jean-Marie Le Pen.

Et pourtant - malgré cette forte tendance à la propagande à coup de sondages1 - la bienséance nous le dicte depuis des années : l'extrême-droite est le mal absolu en France. Il est - occasionnellement - de bon ton de disqualifier certains opposants en les traitant d'extrême-gauchistes2 mais généralement, on utilise l'extrême-droite qui a survécu dans l'évolution du paysage politique.

Concernant le RN, on peut s'aligner sur une partie des arguments factuels :

Ceci reste à documenter de façon représentative et,en fait, ça l'est déjà. Attention à ne pas se tromper avec l'UMP, LR ou LREM. Et que dire du PS après toutes ces années et toutes ces défections ? Bref... on vaut mieux que ces guéguerres de chapelles.

Il faut se souvenir que Le JDD est détenu à 100% par Lagardère SCA (le groupe), cela peut avoir une importance (malgré la véracité des informations, il faut les mettre en perspective et discuter leur interprétation).

Procès par association

Nous avons « diabolisé » médiatiquement le FN/RN sans nous y opposer dans le fond. Cela le favorise et lui donne un poids évident. Il constitue une niche facile pour une bonne partie des opposants au pouvoir, d'autant plus quand on les réduit à cette appartenance (durable ou non). Les instances politiques au pouvoir peuvent donc jouer sur plusieurs tableaux grâce à ce bouc-émissaire : appliquer une politique que n'aurait même pas imaginé les esprits embouchés du RN pour faire le buzz médiatique et se prémunir de l'indignation collective en désignant un "pire" ennemi.

Il y a un paradoxe évident à voir nos gouvernements successifs en appeler à l'unité contre ce fléau de l'extrême-droite et lui permettre - systématiquement - d'avoir une place légitime dans le débat politique. Cela relève bien sûr d'une utilisation d'un adversaire suffisamment "identifié négativement" par l'audience afin de se donner une conscience politique de gauche. Le fait que cela fonctionne encore est dramatique...

Au fur et à mesure que cela devient une norme sociale de « dénoncer le RN » en les traitant de nazis, cela permet de disqualifier un intervenant qui n'aura pas montré sa « profonde indignation » contre ces nazis extrémistes, comme les autres. Voici un exemple qui illustre ce propos : Franck Lepage n'a pas suffisamment dénoncé une personnalité trop proche d'un groupe affilié au RN. C'est ça, un procès par association. Et cela relève probablement plus de la « théorie du complot » (qui serait dénoncée, soi-disant par l'auteur du propos) que d'une analyse prouvant que Franck Lepage « glisse vers l'extrême-droite ».

Un autre exemple bien qu'il y en ait suffisamment à votre portée (pour peu que vous y soyez sensible) est issu du même site (décidément) et traite des procès par association aux négationnistes. Une personnalité s'est trouvée dans le même meeting qu'un négationniste (supposé ou avéré) et cette personnalité devient suspecte, voire coupable. Si en plus elle a eu le culot de chercher un échange, alors elle est doublement coupable et devient inexcusable. Je ne viens pas défendre une personne plutôt qu'une autre : je déplore qu'on mette en parallèle les idées politiques et les crimes ou délits.

L'auteur ne cache pas son incompréhension du principe de réhabilition : Serge Quadruppani a fricoté avec Robert Faurisson et ne devrait à ce titre plus être fréquentable. A tout jamais. Si on refuse la réhabilitation des individus au delà de leurs erreurs et de leurs aveux, ne serait-ce que dans le domaine des idées; je ne donne pas cher des criminels sortis de prison...

Oui je fais ce parallèle. On peut se racheter d'avoir été au delà d'une limite. Si on accepte la réhabilitation sociale d'un meurtrier, alors réhabiliter le reste est plus facile. Mais je rappelle qu'ici il ne s'agit pas de loi mais de morale. Petit détail.

Cet article m'évoque autre chose : l'illusion de la pureté militante. L'auteur est passé par une phase que nous connaissons tous en matière de militantisme et d'implication dans un sujet de société : il arrive un point ou on doit réaliser que notre cause n'est pas portée par des individus qui nous sont identiques. Chacun milite avec son expérience et son caractère, nous ne sommes pas égaux mais nous pouvons rêver et élaborer un terrain ou nous le serions (l'équité pour l'égalité et pas l'égalité sinon rien.). Imaginer que notre seule vision serait la vérité pour tous est un aveuglement qu'il faut dépasser rapidement dans ce monde. Ce n'est que mon avis mais je pense que l'auteur est resté bloqué dans une adolescence du militantisme qui n'aide personne. Si je pouvais l'aider à dépasser ce stade pour lui-même, ce serait parfait (et j'en retirerai quelque chose, forcément).

Une autre illusion que je perçois dans l'article : refuser le débat permettrait d'évincer les "fausses personnalités de gauche" qui fricotent avec les négationnistes. Ce faisant, la gauche (re?) deviendrait pure. On en revient au premier point : vous ne pouvez pas contrôler à votre guise les militants qui s'emparent de "votre" cause. (Et c'est heureux, me dis-je...)

Peut-être que je me trompe mais je ne crois pas à cette thèse du "refuser le débat"; plutôt tout le contraire.

Le non-dit est le petit poison de la vie : ne pas exprimer les choses, oralement ou autrement, nous enfonce dans un brouillard qui pèse de plus en plus autour de nous. De mon point de vue, on ne peut s'éviter ces étapes (pénibles mais pas systématiquement) de discussion et de compréhension.

Parti illégal ?

Si l'appartenance à ce parti est si grave qu'elle en serait criminelle, alors faisons-le : déclarons le parti criminel et assumons la situation qui en découlera. En attendant, si le parti est légal, alors nous ne pouvons pas le traiter autrement que comme un adversaire politique. Vociférer contre ses partisans avec la même bestialité qu'ils vocifèrent sur les étrangers ou autre n'est pas le signe d'une quelconque supériorité citoyenne, encore moins intellectuelle. Si cela vous fait mal ou que c'est trop insupportable alors militez pour que le parti soit interdit. Condamner les abus de pouvoir serait déjà un premier pas plus que souhaitable mais le sujet des militants doit aussi être traité. Quelle humanité leur accorde-t-on ?

Si leur qualité de menteur doit rendre le parti illégal, je ne serais pas mécontent. Et il ne faudra pas oublier (voire traiter en priorité !) les partis successifs de droite et de gauche qui ont alignés la politique que l'ont reproche au FN/RN. J'entends par là : gestion déplorable de l'immigration (avec de la non-assistance à personne en danger, voire mise en danger, voire crime) nationale et européenne. Gestion déplorable et délétère de la communication à ce sujet : les discours deviennent de plus en plus polarisés et déconnectés. Gestion déplorable du marché du travail pour les plus précaires (donc une partie de l'immigration mais aussi de français). Bref. Se battre sur "gauche"/"droite"/"extrême" est souvent une perte de temps si on ne contextualise pas notre vision (que je sache, la vérité ne nous tombe pas crue dans la tête).

J'ai tendance à croire qu'une "vraie" personne de gauche ne s'arrête pas à la couleur politique de son adversaire et cherche à savoir si la dignité humaine est le paramètre essentiel dans sa construction mentale du monde. N'est certainement pas de gauche, à mes yeux, l'individu qui donne des couleurs à ses adversaires sans aller plus loin. Je me considère de gauche mais pas comme un modèle (un peu mais je n'oblige personne à s'y soumettre, je préfère convaincre).

La popularité du Front National expliquée autrement

Un résumé de la politique nationale et internationale de ces 20 dernières années... comme justification de la popularité entretenue par un système qui doit justifier sa légitimité démocratique par n'importe quel moyen.

Le mythe du complot systématique

Dans ce contexte (s'il est admis), nous nous retrouvons donc à discuter de « complots » autour de questions très diverses : le droit des groupes, l'alimentation, l'énergie, l'information et les crimes sexuels, par exemple. Nous pourrons ajouter virtuellement TOUS les sujets qui n'ont pas une lecture linéaire et communément acceptée par tout le monde. Si un sujet communément accepté ne fait pas débat lorsqu'il est évoqué publiquement, il faut se douter que quelque part, deux spécialistes n'interprètent pas de la même façon cette base communément "admise".

Le complot des complots

On s'amusera (très peu, en fait) d'observer une tendance au complotisme dans les discussions censées évacuer le problème :

Un détail du complotisme

Parce que la rétrospective est toujours nécessaire.

Un des premiers exemples sur la « théorie du complot » contemporaine est la petite phrase politique de Jean-Marie Le Pen en 1987 qui a eu des retombées assez dramatiques : la genèse de la « théorie du complot », justement, quelle ironie. Et en 1988, ce même personnage fait un peu plus de 14% au premier des élections de 1988.

Tout ceci part donc d'une « petite phrase » (aux intentions plus ambitieuses bien sûr, JMLP était un polémiste hors-pair3...) qui traite du « détail » qu'auraient été les chambres à gaz dans l'histoire de l'humanité (et donc leurs conséquences avérées, doit-on en conclure par sous-entendu).

Un des buzz mémorables par sa vacuité du début à la fin. Si on ne prend pas comme postulat que l'auteur de cette tirade avait exactement pour but de jeter de l'huile sur le feu et provoquer des réactions tous azimuts en critiquant la vérité admise, alors on part dans une analyse sans fin de la volonté de l'auteur à vouloir nier littéralement l'existence des chambre à gaz à un certain moment de l'histoire... Combien s'en sont donné à coeur joie de dénoncer l'infamie de nier l'histoire ? Et combien ont soulevé ce qu'EST l'histoire - sinon une vérité admise, car avérée - au fil du temps par un travail scientifique en premier lieu (et non pas par les élucubrations intéressées d'un homme politique) ?

Quelle était l'importance à donner à ce propos à teneur historique dans la bouche d'un homme politique (et non historien) ? Il fallait rebondir avec les éléments historiques reconnus et sûrement pas plus, sinon d'ajouter que JMLP n'a aucune qualification d'historien ni aucuns travaux reconnus. Cela coupe court à la crédibilité de son propos et permet de se concentrer sur son programme politique, qui restait à dénoncer pour ce qu'il était vraiment. Une partie de ce mensonge se perpétue encore aujourd'hui et cela ne me plaît pas. Cela ne correspond pas à la nature scientifique de l'histoire que je défends et cela ne freine pas l'ignorance et le mensonge (volontaire ou non).

Du reste, cela a permis de visibiliser et de dédiaboliser (contrairement aux intentions affichées) le FN comme rarement auparavant4 et de populariser la notion d'ignorance populaire face à la vérité admise (mais pas expliquée du coup). Ce genre de mécanique politique qui donne lieu à ce que je dénonce depuis longtemps : la théorie du complotisme. Ou la théorie de la théorie des complots. Et mon propos est que cela n'est pas gratuit, cela n'est inhérent à notre façon d'évoluer au travers des technologies et de l'information. Au contraire, cela sert les intérêts toujours plus restreints d'une minorité dominante qui ne se définit pas par son bord politique mais par la notion de classe sociale. C'est le principal danger que je voudrais dénoncer : l'existence de ce bloc bourgeois qui nous gouverne et celui qui dicte les actualités et ce qu'il faudrait en penser. Je pense que nous valons mieux que ça.

Toujours au sujet de JMLP, le relancer quelques années plus tard - après le temps d'une potentielle réflexion de fond - dénote une intention de remettre une pièce dans le jukebox et de reproduire les mêmes effets délétères pour le débat public et la compréhension du monde politique, médiatique et social (donc une partie de l'histoire). Et cet exemple est loin d'être le seul : tout a explosé à ce niveau depuis les années 2000 (révisionnisme de la seconde guerre mondiale, crop circles et autres "on a pas marché sur la Lune" pour nous faire oublier, peut-être, les scandales sanitaires (sang contaminé, médiator, chlordécone, agro-alimentaire, pesticides) ou politiques à l'internationale (génocide du Rwanda, françafrique, rechute d'atlantisme aveugle, beaucoup de sujets...)).

Est-ce que ce biais (partant d'un petite phrase) vous semble pertinent à prendre en compte ? De mon point de vue, il conditionne tout le reste : cette phrase est une horreur dont le seul but visible est de provoquer une polémique inaudible. Pari tenu, JMLP s'est bien moqué des « médias » et de nous-même. L'effet direct de ce genre de sortie et surtout - ensuite - du sérieux qu'on leur prête (au delà des bonnes intentions affichées) est d'avoir permis l'établissement de lois contre le négationnisme et le révisionnisme (les mamelles du complotisme, selon certaines interprétations) :

La loi no 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, dite loi Gayssot (du nom de son initiateur le député communiste Jean-Claude Gayssot) est une loi française. Elle est la première des lois mémorielles françaises.

Principale innovation juridique, elle réprime la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité qui furent définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg. La plupart des débats portant sur cette loi, lors de son adoption et ultérieurement, mettent en avant une possible atteinte à la liberté d'expression et à la liberté de recherche historique en général.

Pour continuer de citer l'article de Wikipédia sur la loi Gayssot :

De même, l'intellectuel américain Noam Chomsky fustige une loi qui « a pour effet d'accorder à l'État le droit de déterminer la vérité historique et de punir ceux qui s'écartent de ses décrets, ce qui est un principe qui nous rappelle les jours les plus sombres du stalinisme et du nazisme », une loi que « Staline et Goebbels auraient admirée ».

On passe sur le point Godwin de notre ami Chomsky, une fois n'est pas coutume. Son propos, vous le connaissez dans cette forme exacte et elle a été décriée, détournée, moquée. Précisément pour dénuer le propos de son sens : nous reproduisons les mêmes techniques de manipulation de ceux-là même que nous dénonçons comme étant « Le Mal de l'Histoire de l'Humanité » (celui que nous incarnons tous en nous-même, quelle que soit sa forme et nos croyances). A savoir les dictateurs dont les crimes ne peuvent être cachés, omis ou justifiés par notre écriture de l'histoire.

Car, oui, l'histoire est écrite par l'humanité. En ça, elle porte nos interprétations et nos imperfections, sinon plus. L'humanité est fondamentalement révisionniste dans son approche scientifique de l'histoire : c'est factuel. Et ceci que le processus scientifique soit idéal - parfait - ou non.

Introduire un délit à ce niveau est un signal clair du pouvoir à dominer l'écriture de l'histoire pour en imposer l'interprétation (sinon d'un égarement du système parlementaire, ce qui n'est pas moins grave). Ce serait reconnaître l'incapacité (supposée ou avérée) des institutions publiques chargées d'investiguer l'histoire et d'en extraire une version admise et reconnue, car validée par une communauté compétente et indépendante des intérêts du pouvoir dominant. Si on légifère sur ce que doit être ou ne pas être l'histoire, on retire ce pouvoir à ces institutions en introduisant une "vérité" intemporelle, au delà de toute analyse factuelle. On est à deux doigts de citer Dieu pour justifier ce choix qui contrevient à la science (tous les scientifiques ne seront pas d'accord avec moi et tant mieux, mais c'est leur avis qui compte pour moi et la discussion qui doit se tenir).

Une QPC de 2015

Ce manque de recul transforme l'audience indignée des médias en meute de chiens enragés, prêt à sauter au cou d'un traître à l'unité nationale. J'en rajoute, bien sûr, car nous ne sommes pas tous dupes (du moins pas tout le temps).

La réalité des intérêts « secrets »

Si je découpe par thème, c'est pas facilité car les recoupements existent "forcément".

Médias

Les médias en France

Énergie

E.D.F. & feu GDF (non n'allumez pas vos briquets!).

Transport

S.N.C.F. et feu RFF

Climat

Il paraît qu'on est "au vert" avec notre énergie nucléaire. On en parle ?

Télécoms

Feu F.T.

Sécurité

Finance publique

Santé

Travail

Politique économique

Élections

Représentation

indignité

Histoire

International

Diplomatie

Industrie & Commerce

Armement

La question à quelques milliards d'euros par an : combien faut-il exporter d'armes par an pour faire vivre ce modèle de vol économique ?

Une solution testée et approuvée

Individus / Groupes

Observatoires

Les observatoires divers et variés sont une bonne source d'information pour étudier chaque domaine en dehors d'un discours préconçu bien que les tendances ou les influences existent (à vous de relier les points).

Aucun média n'est exclu de sortir une information juste et pertinente, malgré la mauvaise volonté de certains d'entre eux...

Débats

Les débats contradictoires restent le meilleur moyen de compenser ce qui favorise l'incompréhension généralisée. Il faut commencer par admettre que nous ne savons pas une majorité d'évènements. Et que nous devons maîtriser ce que nous savons (ou croyons savoir).

Il faut aussi réaliser que dans la grande majorité des informations qui concernent nos sujets : c'est publiquement accessible. Beaucoup d'entre nous paient le fait d'avoir mis en visibilité des scandales d'état ou autres conflits d'intérêts. Des cas dont nous n'avons jamais entendu parlé ont pourtant ruiné la vie d'une personne, d'une famille, d'un groupe. Les découvrir et les soutenir et un premier pas pour comprendre leurs parcours très différents mais également pourquoi il y a dans notre société un frein systématique aux affaires qui impliquent des gens puissants (dont il ne faut pas confondre les intérêts de l'intérêt général).

Pour décortiquer et déconstruire un peu plus la notion de complotisme, je vous recommande ces vidéos et beaucoup d'esprit critique (pas de miracle, ça se travaille !) :

OSINT

Open Source Intelligence : l'art d'utiliser l'information accessible pour avérer des faits. En savoir plus

Société

Wikileaks a prouvé sa valeur malgré les déboires et les très fortes pressions. Si son modèle est si robuste, on doit généraliser sa pratique (et pas seulement dans le domaine "numérique").

Vault7


  1. On pourra noter le nombre croissant de sondages commandés en période électorale : 111 (1981), 193 (2002), 293 (2007), 400+ (2012), etc.. Wikipédia: l'essor des sondages d'opinion ↩︎

  2. Est-ce que c'est moi ou on reproche souvent des actes « terroristes » aux extrême-gauches et on reproche des idées aux extrême-droites ? (vite fait car il y eu des exceptions... cf attentat contre Chirac) ↩︎

  3. En plus de ses compétences en torture. ↩︎

  4. Au profit direct des scrutins du FN mais aussi au profit des droites successives (UDF, PR, CDS, PSD, UMP, LREM, Modem, MR, LR, UDI, AGIR, DVD et autres conneries de micro-partis) qui ont profité d'un ennemi tangible lors des présidentielles alors que la gauche s'écharpait autour de fausses questions (lorsque ce n'était pas l'inverse). ↩︎


2021-03-15

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